Développer son assertivité au travail grâce à l'equicoaching
Développer son assertivité au travail répond à une difficulté fréquente dans les relations professionnelles : exprimer clairement ce que l’on pense, ce dont on a besoin ou ce avec quoi l’on n’est pas d’accord. Certains préfèrent éviter la confrontation et finissent par accepter des situations qui ne leur conviennent pas. D’autres, au contraire, défendent leur position avec une telle fermeté qu’ils risquent de provoquer résistance ou conflit.
Développer son assertivité au travail permet de rechercher un autre équilibre : exprimer clairement sa position tout en respectant celle de son interlocuteur. Cette compétence relationnelle est particulièrement utile lorsqu’il faut formuler une demande, défendre une idée, donner un feedback, exprimer un désaccord ou aborder une situation professionnelle délicate.
L’assertivité ne consiste donc ni à s’effacer pour préserver la relation, ni à chercher à imposer son point de vue. Elle suppose de trouver une manière de communiquer suffisamment claire pour être compris, suffisamment affirmée pour ne pas renoncer à sa position et suffisamment respectueuse pour permettre à la relation de se poursuivre.
Cette capacité peut se travailler. L’equicoaching offre pour cela un terrain d’expérimentation particulier : face au cheval, les effets de notre manière de communiquer deviennent rapidement perceptibles. Il ne suffit pas d’avoir l’intention d’être clair : encore faut-il que notre comportement le soit réellement.
Qu’est-ce que l’assertivité ?
L’assertivité est souvent associée à la confiance en soi ou à la capacité à s’affirmer. Ces notions sont proches, mais elles ne se confondent pas. L’assertivité concerne avant tout la manière dont une personne exprime sa position dans la relation avec les autres.
Elle devient particulièrement importante dans l’environnement professionnel, où il faut régulièrement concilier des intérêts, des contraintes et des points de vue différents.
Définition de l’assertivité
L’assertivité peut être définie comme la capacité à exprimer clairement ses opinions, ses besoins, ses demandes ou ses désaccords tout en respectant son interlocuteur.
Une personne assertive peut ainsi dire ce qu’elle pense sans chercher systématiquement l’approbation des autres, mais également sans considérer que son propre point de vue doit nécessairement l’emporter.
Cette posture demande donc un double respect : respect de soi, parce que l’on accepte d’exprimer ce qui est important pour soi ; respect de l’autre, parce que l’on reconnaît également sa légitimité à avoir des besoins, des contraintes ou une opinion différente.
Dans l’entreprise, l’assertivité peut intervenir dans de nombreuses situations : demander une modification d’organisation, refuser une demande difficilement compatible avec ses priorités, défendre une proposition en réunion, donner un feedback, exprimer une divergence avec son responsable ou encore recadrer un collaborateur.
Assertivité, passivité et agressivité : quelles différences ?
Pour comprendre l’assertivité, il est utile de la distinguer de deux comportements opposés : la passivité et l’agressivité.
Dans une posture passive, une personne peut avoir tendance à ne pas exprimer suffisamment ses besoins ou ses désaccords. Elle accepte, se tait ou se retire alors même qu’elle aurait quelque chose d’important à dire. A court terme, cette attitude peut éviter une confrontation. A plus long terme, elle peut cependant générer frustration, incompréhension ou ressentiment.
A l’autre extrême, une posture agressive conduit à défendre sa position en laissant peu de place à celle de l’autre. La personne cherche alors davantage à obtenir gain de cause qu’à construire une relation permettant l’échange.
L’assertivité recherche une troisième voie : défendre sa position sans écraser celle de l’autre et entendre celle de l’autre sans abandonner systématiquement la sienne.
Il ne s’agit pas pour autant d’une position parfaitement équilibrée que l’on adopterait spontanément en toutes circonstances. Selon l’interlocuteur, le niveau de tension, les enjeux ou le rapport hiérarchique, chacun peut devenir plus passif, plus directif ou plus défensif. Développer son assertivité consiste notamment à mieux repérer ces variations pour pouvoir ajuster son comportement.
Pourquoi l’assertivité est-elle une compétence relationnelle ?
L’assertivité ne se réduit pas à savoir parler avec assurance. Elle engage toute la relation avec l’interlocuteur : la manière de formuler son message, d’écouter la réponse, d’accepter une divergence et de maintenir sa position lorsque cela est nécessaire.
Une communication peut être parfaitement claire sur le fond et néanmoins produire une réaction défensive si la manière de l’exprimer est perçue comme brutale ou autoritaire. Inversement, un message formulé avec beaucoup de précautions peut devenir tellement atténué que l’interlocuteur n’en comprend plus réellement l’importance.
L’efficacité relationnelle ne dépend donc pas seulement de ce que nous voulons dire, mais également de la manière dont notre interlocuteur reçoit notre message.
Cette capacité constitue l’une des dimensions essentielles de la communication interpersonnelle en entreprise.
C’est précisément cette dimension interactive qui fait de l’assertivité une compétence relationnelle et non une simple technique de communication.
Pourquoi développer son assertivité au travail ?
Les situations nécessitant de l’assertivité sont nombreuses dans la vie professionnelle. Elles ont souvent un point commun : il existe un enjeu suffisamment important pour que nous ayons besoin d’exprimer notre position, alors même que celle-ci peut ne pas être partagée par notre interlocuteur.
Développer son assertivité au travail permet de mieux aborder ces situations sans choisir systématiquement entre l’effacement et l’affrontement.
Exprimer clairement ses opinions et ses besoins
Un besoin qui n’est pas exprimé peut difficilement être pris en compte. Pourtant, dans l’entreprise, certaines personnes attendent que leur responsable, leurs collègues ou leurs collaborateurs comprennent implicitement leurs contraintes ou leurs attentes.
Lorsque cela ne se produit pas, l’incompréhension peut progressivement s’installer.
Être assertif suppose au contraire de rendre explicite ce qui doit l’être : expliquer une difficulté, formuler une demande, préciser une attente ou exprimer une opinion, sans attendre que l’interlocuteur la devine.
Dans certaines situations, cette capacité implique également de savoir poser des limites lorsqu’une demande ou une situation ne paraît pas acceptable.
Cette clarté ne garantit évidemment pas que la demande sera acceptée. Elle permet en revanche que la discussion porte sur une position réellement exprimée plutôt que sur des attentes implicites.
Faire entendre son point de vue sans l’imposer
Défendre une idée n’oblige pas à transformer chaque divergence en rapport de force. L’assertivité permet de présenter ses arguments et d’expliquer sa position tout en laissant à l’interlocuteur la possibilité d’en défendre une autre.
Cette capacité est particulièrement utile dans les situations managériales et collectives, lorsque plusieurs personnes doivent parvenir à travailler ensemble malgré des analyses, des intérêts ou des priorités différents.
Être assertif ne signifie donc pas obtenir systématiquement ce que l’on veut. Cela signifie être capable de faire entendre clairement sa position et de participer à l’échange sans s’effacer ni chercher à dominer l’autre.
Gérer les désaccords de manière constructive
Le désaccord fait partie du fonctionnement normal d’une organisation. Deux collaborateurs peuvent avoir une analyse différente d’une situation, deux managers défendre des priorités concurrentes ou un responsable ne pas partager la proposition d’un membre de son équipe.
Le problème n’est donc pas nécessairement l’existence du désaccord, mais la manière dont celui-ci est traité.
Lorsqu’il est évité, des décisions peuvent être prises sans que les véritables réserves soient exprimées. Lorsqu’il devient conflictuel, les positions risquent au contraire de se rigidifier.
L’assertivité aide à considérer le désaccord comme une différence de position qu’il est possible d’expliciter et de discuter, plutôt que comme une attaque personnelle ou une menace pour la relation.
Améliorer la qualité des relations professionnelles
Une relation professionnelle de qualité ne suppose pas que tout le monde soit constamment d’accord. Elle repose davantage sur la possibilité de dire les choses suffisamment clairement pour éviter l’accumulation de non-dits.
Une personne capable d’exprimer une difficulté, de formuler une demande ou de signaler un désaccord contribue à rendre la relation plus lisible. Son interlocuteur sait davantage ce qu’elle pense, ce qu’elle accepte et ce qu’elle souhaite discuter.
L’assertivité favorise ainsi des relations professionnelles plus explicites, dans lesquelles les désaccords peuvent être abordés sans nécessairement remettre en cause la relation elle-même.
Comment développer son assertivité ?
Comprendre intellectuellement ce qu’est l’assertivité est relativement simple. Se comporter de manière assertive lorsqu’une situation nous met réellement sous pression est beaucoup plus difficile.
Développer son assertivité demande donc d’observer ses propres réactions, mais aussi d’expérimenter progressivement d’autres façons d’interagir.
Identifier ses réactions face aux situations difficiles
Nous n’adoptons pas nécessairement le même comportement dans toutes les situations. Une personne peut être parfaitement à l’aise pour exprimer son opinion avec ses collègues et perdre une grande partie de son assurance face à son dirigeant. Une autre peut communiquer sereinement tant qu’il n’y a pas de désaccord, puis devenir beaucoup plus directive lorsqu’elle se sent contestée.
La première étape consiste donc à identifier les situations dans lesquelles notre comportement relationnel se modifie.
Quels interlocuteurs nous impressionnent ? Dans quelles circonstances évitons-nous de dire ce que nous pensons ? À quel moment devenons-nous plus abrupts ? Quelles réactions de l’autre nous font perdre notre capacité d’écoute ?
Cette observation permet de travailler sur des comportements précis plutôt que de chercher simplement à « devenir plus assertif » de manière abstraite.
Communiquer de manière claire et directe
L’assertivité suppose de réduire l’écart entre ce que l’on pense et ce que l’on exprime réellement. Cela implique notamment de formuler des messages suffisamment précis pour éviter que l’interlocuteur ait à les interpréter.
Une demande assertive gagne ainsi à être compréhensible, concrète et assumée. De même, exprimer un désaccord consiste à expliquer clairement ce que l’on ne partage pas plutôt qu’à multiplier les sous-entendus ou les formulations tellement prudentes qu’elles en deviennent ambiguës.
Clarté ne signifie toutefois pas brutalité. Il est possible d’être direct sur le contenu d’un message tout en restant attentif à la manière dont il est formulé et reçu.
Écouter son interlocuteur sans renoncer à sa position
L’assertivité est parfois mal comprise comme une capacité à mieux défendre son point de vue. Or, si l’on ne laisse aucune place à la réponse de l’autre, on se rapproche davantage d’une logique de persuasion ou d’imposition.
Être assertif implique également d’écouter ce que l’interlocuteur répond, de chercher à comprendre ses arguments et, lorsque cela est pertinent, de faire évoluer sa propre analyse.
Mais écouter ne signifie pas nécessairement céder. Il est possible de comprendre la position de quelqu’un sans pour autant la partager.
Cette distinction est fondamentale : elle permet de maintenir un dialogue même lorsqu’aucun accord immédiat n’est possible.
Adapter son comportement au contexte
L’assertivité n’est pas une recette applicable de manière identique à toutes les situations. La façon d’exprimer un désaccord à un collègue avec lequel on travaille quotidiennement ne sera pas nécessairement la même que celle utilisée lors d’une négociation difficile ou face à un interlocuteur très directif.
Développer son assertivité suppose donc aussi de savoir ajuster l’intensité, le moment et la forme de sa communication.
Cette capacité d’adaptation ne consiste pas à renoncer à ce que l’on souhaite exprimer. Elle permet au contraire de choisir la manière la plus appropriée de le faire compte tenu de la situation et de l’interlocuteur.
Assertivité et affirmation de soi : quelle différence ?
Assertivité et affirmation de soi sont étroitement liées et les deux expressions sont parfois utilisées comme des synonymes. Dans une perspective professionnelle, il est néanmoins utile de les distinguer afin de mieux comprendre ce que chacune permet de travailler.
L’affirmation de soi concerne davantage la capacité à oser exprimer sa position. L’assertivité s’intéresse également à la manière dont cette position est exprimée dans la relation avec l’autre.
S’affirmer pour oser exprimer sa position
Certaines personnes savent parfaitement ce qu’elles pensent, mais éprouvent des difficultés à le dire lorsqu’elles craignent le jugement, la confrontation ou le rejet.
Dans ce cas, le premier enjeu consiste à s’autoriser à intervenir, à exprimer une opinion ou à défendre une proposition.
S’affirmer au travail revient notamment à reconnaître que sa propre position mérite d’être exprimée, même lorsqu’elle diffère de celle des autres.
Cette capacité constitue souvent une condition préalable à l’assertivité : il est difficile d’apprendre à exprimer efficacement sa position si l’on n’ose pas encore l’exprimer.
Être assertif pour l’exprimer sans passivité ni agressivité
Une fois que l’on ose prendre position, une autre question apparaît : comment le faire ?
C’est ici que l’assertivité prend tout son sens. Elle conduit à travailler non seulement sur le fait de parler, mais sur la façon dont le message est formulé, sur la place laissée à l’interlocuteur et sur notre capacité à maintenir un échange lorsque celui-ci ne réagit pas comme nous l’espérions.
Ainsi, s’affirmer répond principalement à la question « est-ce que j’ose exprimer ma position ? », tandis que l’assertivité ajoute la question « comment puis-je l’exprimer de manière claire et respectueuse ? »
Cette distinction permet également de comprendre pourquoi une personne peut être très affirmée sans nécessairement être assertive : elle peut parfaitement défendre sa position tout en laissant trop peu de place à celle de l’autre.
Comment l’equicoaching permet-il de développer son assertivité ?
L’assertivité se prête particulièrement bien à une pédagogie expérientielle. Il est possible d’en comprendre les principes dans un livre ou au cours d’une formation, mais les difficultés apparaissent généralement lorsqu’il faut les appliquer dans une interaction réelle.
L’equicoaching crée précisément des situations dans lesquelles le participant doit entrer en relation, formuler une intention, observer une réponse et ajuster son comportement.
Le cheval ne donne évidemment pas de cours d’assertivité. En revanche, son comportement peut contribuer à rendre visibles certaines caractéristiques de notre manière d’entrer en relation.
Le cheval comme révélateur de notre comportement relationnel
Dans un exercice d’equicoaching, le participant cherche généralement à obtenir du cheval une action ou un déplacement sans recourir aux moyens habituels de l’équitation.
Il doit alors trouver une manière de rendre sa demande suffisamment compréhensible et cohérente.
Certaines personnes hésitent à formuler réellement leur demande et attendent presque que le cheval comprenne ce qu’elles souhaitent. D’autres augmentent rapidement la pression lorsqu’elles n’obtiennent pas la réponse attendue.
Ces réactions peuvent fournir un matériau particulièrement intéressant pour le débriefing : que faisons-nous lorsque notre interlocuteur ne répond pas comme prévu ?
L’objectif n’est pas d’établir une équivalence simpliste entre la relation avec un cheval et une relation professionnelle, mais d’utiliser l’expérience comme support d’observation de ses propres comportements.
Être clair dans ses demandes
Face au cheval, une intention vague ou contradictoire peut rendre l’interaction difficile. Le participant est alors amené à préciser ce qu’il cherche réellement à obtenir et à rendre sa demande plus lisible.
Cette expérience permet de travailler une dimension essentielle de l’assertivité : la clarté.
Dans l’entreprise également, certaines difficultés relationnelles proviennent moins d’un refus de l’interlocuteur que d’une demande insuffisamment explicite. Nous pensons avoir été clairs alors que nous avons laissé une grande partie de notre attente implicite.
L’equicoaching permet d’expérimenter cette différence entre avoir une intention claire pour soi et réussir à la rendre perceptible dans la relation.
Observer l’effet de sa posture et de son intention
La communication ne passe pas uniquement par les mots. Notre posture, notre orientation, notre engagement dans l’action, notre hésitation ou au contraire une pression excessive participent également à la manière dont notre comportement est perçu.
Avec le cheval, ces dimensions deviennent particulièrement intéressantes puisqu’il ne peut pas être convaincu par un argumentaire verbal.
Le participant peut alors observer ce qui se passe lorsqu’il modifie sa manière d’entrer en relation : lorsqu’il devient plus clair, plus présent, moins hésitant ou au contraire moins insistant.
Cette observation aide à prendre conscience de l’écart qui peut exister entre l’intention que nous croyons exprimer et l’effet réellement produit par notre comportement.
Ajuster son comportement en fonction de la réponse obtenue
Une communication assertive n’est pas un message envoyé une fois pour toutes. Elle suppose de tenir compte de la réaction de l’interlocuteur et d’ajuster sa manière d’interagir.
Cette capacité d’ajustement est au cœur de nombreux exercices d’equicoaching. Si une demande ne produit pas l’effet recherché, répéter exactement le même comportement avec davantage d’intensité n’est pas nécessairement la meilleure solution.
Le participant est amené à observer, essayer, modifier son approche puis observer à nouveau ce qui change.
Ce processus permet de travailler une assertivité qui ne repose ni sur le retrait face à la difficulté, ni sur l’escalade de la pression, mais sur la recherche d’une interaction plus claire et plus adaptée.
Expérimenter l’assertivité grâce à l’equicoaching
L’intérêt de l’equicoaching ne réside pas uniquement dans ce que le participant comprend pendant l’exercice. Il repose également sur la possibilité d’expérimenter plusieurs comportements et d’en analyser les effets.
L’apprentissage devient alors concret : une notion comme l’assertivité cesse d’être seulement un principe souhaitable pour devenir une manière d’agir que l’on peut observer, tester et ajuster.
Une pédagogie expérientielle
La pédagogie expérientielle place le participant dans une situation où il doit agir avant d’analyser ce qui s’est produit.
Cette approche présente un intérêt particulier pour les compétences relationnelles. Dans une situation réelle, nous n’avons généralement pas plusieurs minutes pour réfléchir à la meilleure posture à adopter : nos habitudes comportementales apparaissent rapidement.
L’exercice permet de faire émerger ces automatismes dans un cadre conçu pour l’apprentissage. Le débriefing réalisé avec l’equicoach aide ensuite à mettre des mots sur ce qui s’est passé et à identifier les enseignements pertinents pour le participant.
L’expérience devient ainsi un point de départ pour comprendre son propre fonctionnement relationnel.
Des mises en situation pour expérimenter d’autres comportements
Prendre conscience d’un comportement ne suffit pas toujours à le modifier. L’un des intérêts de l’equicoaching consiste à pouvoir essayer une autre façon d’agir et à en observer immédiatement les conséquences.
Une personne qui a tendance à s’effacer peut expérimenter une demande plus claire et plus engagée. Une personne qui exerce rapidement beaucoup de pression peut essayer de conserver une intention ferme tout en diminuant l’intensité de son comportement.
Il ne s’agit pas de rechercher une posture standard qui conviendrait à tout le monde, mais d’élargir la palette de comportements disponibles.
Cette possibilité d’expérimenter est essentielle : plus une personne dispose de différentes façons de réagir, plus elle peut choisir celle qui paraît appropriée lorsqu’une situation professionnelle comparable se présente.
Du feedback immédiat à la transposition professionnelle
L’expérience avec le cheval n’a de véritable intérêt professionnel que si elle donne lieu à une analyse et à une transposition.
Le rôle de l’equicoach consiste notamment à aider le participant à distinguer ce qu’il a observé de l’interprétation qu’il en fait, puis à établir des liens pertinents avec ses situations professionnelles.
Une difficulté à rendre une demande suffisamment claire peut, par exemple, faire écho à certaines situations managériales. Une tendance à augmenter très rapidement la pression peut interroger la manière de réagir lorsqu’un collaborateur ne répond pas immédiatement à une demande.
La transposition ne consiste donc pas à affirmer que « ce qui se passe avec le cheval se passe forcément au travail ». Elle consiste à utiliser ce qui a été vécu pour formuler des hypothèses, questionner ses habitudes et identifier des pistes concrètes d’évolution.
Développer durablement son assertivité au travail
Développer son assertivité au travail ne signifie pas apprendre quelques formulations destinées à être utilisées mécaniquement dans les situations difficiles. L’enjeu est plus profond : il s’agit de devenir capable d’identifier ce que l’on souhaite exprimer, de le communiquer clairement et d’entendre la réponse de l’autre sans s’effacer ni chercher immédiatement à prendre le dessus.
Cette compétence se développe progressivement. Certaines situations resteront plus difficiles que d’autres, notamment lorsque les enjeux sont élevés, lorsque la relation hiérarchique est forte ou lorsque le désaccord porte sur des sujets importants.
L’objectif n’est donc pas de devenir parfaitement assertif en toutes circonstances, mais de mieux repérer ses automatismes et de disposer d’une palette de comportements plus large pour pouvoir choisir sa réponse plutôt que la subir.
L’equicoaching offre un environnement particulièrement adapté à ce travail parce qu’il confronte le participant à une interaction qu’il ne peut pas entièrement contrôler. Il doit clarifier son intention, observer l’effet de son comportement, tenir compte de la réponse obtenue et ajuster sa manière d’agir.
Ces apprentissages peuvent ensuite être transposés aux situations professionnelles dans lesquelles l’assertivité devient déterminante : exprimer un désaccord, défendre une proposition, formuler une demande, donner un feedback ou maintenir sa position face à un interlocuteur qui ne la partage pas.
Développer son assertivité, c’est finalement apprendre à prendre pleinement part à la relation : ni en s’effaçant, ni en s’imposant, mais en exprimant clairement sa position tout en restant capable d’entendre celle de l’autre.
Vous souhaitez développer l’assertivité de vos managers, dirigeants ou collaborateurs ? Nous concevons des interventions d’equicoaching adaptées à vos objectifs, au profil des participants et aux situations professionnelles que vous souhaitez travailler.
Cet article a été publié par Equicoaching Events®, spécialiste de l’equicoaching professionnel en entreprise
et acteur reconnu du secteur en France depuis 2014, fondé par Bernard Lamonnier.





