Prendre sa place au travail grâce à l'equicoaching

Prendre sa place au travail ne consiste pas nécessairement à parler davantage, à se montrer plus autoritaire ou à chercher à occuper le devant de la scène. Il s’agit avant tout de trouver un positionnement qui permette d’assumer pleinement son rôle, ses responsabilités et sa contribution, tout en laissant aux autres l’espace nécessaire pour exercer les leurs.

Cette question peut se poser à de nombreux moments d’une vie professionnelle. Un collaborateur peut hésiter à faire entendre son point de vue au sein d’une équipe. Un manager récemment nommé peut avoir du mal à exercer l’autorité correspondant à sa nouvelle fonction. Un responsable expérimenté peut, au contraire, intervenir constamment dans le travail de ses collaborateurs et occuper davantage d’espace que son rôle ne l’exige.

Prendre sa place n’est donc pas seulement une question de confiance en soi. C’est aussi une question de légitimité, de rôle et de positionnement dans la relation avec les autres.

Or ce positionnement n’est pas toujours facile à observer soi-même. L’equicoaching offre un cadre expérientiel dans lequel notre manière d’entrer en relation devient rapidement perceptible. Face au cheval, le participant peut expérimenter différentes façons de se positionner, observer leurs effets et chercher progressivement une posture plus juste.

Prendre sa place
Prendre sa place
Sommaire

Que signifie prendre sa place au travail ?

Dans l’entreprise, chacun occupe théoriquement une place définie par sa fonction, ses missions et ses responsabilités. Pourtant, occuper une fonction sur un organigramme ne signifie pas nécessairement que l’on parvient à prendre pleinement la place qui lui correspond dans les relations professionnelles.

Deux personnes ayant exactement le même niveau de responsabilité peuvent ainsi se positionner de manière très différente. L’une pourra hésiter à intervenir ou à prendre certaines décisions ; l’autre aura tendance à intervenir dans des domaines qui devraient relever de ses collaborateurs ou de ses collègues.

Prendre sa place suppose donc de trouver un positionnement cohérent avec son rôle, la situation et les personnes avec lesquelles on interagit.

Trouver sa juste place dans son environnement professionnel

La notion de « juste place » est importante, car il n’existe pas une quantité d’espace qu’il faudrait absolument parvenir à occuper.

Pour certaines personnes, prendre leur place signifie devenir davantage visibles, exprimer plus clairement leur point de vue ou assumer plus directement leurs responsabilités. Pour d’autres, le travail peut être exactement inverse : intervenir moins, laisser davantage d’autonomie ou accepter que d’autres personnes prennent elles aussi des initiatives.

La juste place est donc celle qui permet d’exercer son rôle sans s’effacer, mais également sans empiéter inutilement sur celui des autres.

Elle dépend aussi du contexte. La posture attendue d’un manager n’est pas identique à celle d’un expert, d’un chef de projet ou d’un membre d’une équipe. Une évolution professionnelle, une prise de fonction ou une réorganisation peuvent également obliger à redéfinir son positionnement.

Prendre sa place ne signifie pas prendre toute la place

L’expression « prendre sa place » est parfois comprise comme une invitation à devenir plus visible, plus affirmé ou plus dominant. Cette interprétation est réductrice.

Une personne peut parfaitement avoir des difficultés de positionnement tout en occupant énormément d’espace. Un manager qui contrôle chaque décision, répond systématiquement à la place de ses collaborateurs ou intervient dans tous les sujets peut empêcher les autres d’exercer pleinement leur propre rôle.

A l’inverse, une personne qui s’efface constamment peut laisser un espace que d’autres finissent naturellement par occuper.

Prendre sa place consiste donc moins à augmenter sa présence qu’à trouver une présence adaptée à son rôle. Selon les situations, cela peut nécessiter de s’engager davantage ou, au contraire, de laisser davantage de place aux autres.

La légitimité au cœur du positionnement professionnel

La légitimité joue souvent un rôle important dans la capacité à prendre sa place. Il est difficile d’occuper pleinement un rôle lorsque l’on doute constamment de son droit à l’exercer.

Cette difficulté peut apparaître lors d’une prise de fonction, notamment lorsqu’un collaborateur devient manager de personnes qui étaient auparavant ses collègues. Elle peut également concerner un expert qui doit défendre ses recommandations face à des interlocuteurs plus expérimentés ou un nouveau membre d’une équipe qui hésite à intervenir dans des discussions déjà structurées.

La légitimité ne signifie pas considérer que l’on a toujours raison. Elle consiste plutôt à reconnaître que son rôle, son expérience, ses compétences ou ses responsabilités donnent le droit et parfois le devoir de contribuer, décider ou intervenir.

Cette reconnaissance constitue l’un des fondements d’un positionnement professionnel plus stable.

Pourquoi est-il parfois difficile de prendre sa place au travail ?

Les difficultés à prendre sa place ne proviennent pas toutes des mêmes causes. Elles peuvent être liées à la personnalité, à l’histoire professionnelle, au contexte hiérarchique, au fonctionnement d’une équipe ou encore à une évolution récente des responsabilités.

Elles sont également très dépendantes de la situation. Une personne peut être parfaitement à l’aise dans certains environnements et perdre une grande partie de son assurance face à certains interlocuteurs ou dans certaines configurations professionnelles.

Ne pas se sentir pleinement légitime dans son rôle

Il est possible d’avoir officiellement reçu une responsabilité sans se sentir intérieurement autorisé à l’exercer.

Un manager peut ainsi avoir été nommé à son poste tout en hésitant à recadrer un collaborateur. Un chef de projet peut être responsable d’une mission tout en laissant certaines décisions être prises par d’autres. Un expert peut disposer d’une compétence reconnue mais hésiter à défendre son analyse lorsqu’elle est contestée.

Dans ces situations, la difficulté ne provient pas nécessairement d’un manque de compétence. Elle peut venir du décalage entre la place attribuée par l’organisation et celle que la personne s’autorise réellement à occuper.

Craindre le jugement ou la réaction des autres

Prendre sa place rend nécessairement plus visible. Exprimer une opinion, prendre une décision ou assumer une responsabilité expose à la possibilité d’être contesté.

La crainte du jugement peut alors conduire à adopter une position prudente : attendre que quelqu’un d’autre intervienne, multiplier les précautions avant de donner son avis ou rechercher l’accord de tous avant de prendre une décision.

Cette prudence peut être utile dans certaines circonstances. Elle devient problématique lorsqu’elle empêche systématiquement la personne d’exercer le rôle qui est le sien.

Prendre sa place implique d’accepter qu’occuper son rôle puisse parfois susciter un désaccord ou une réaction que l’on ne maîtrise pas.

S’effacer face à des personnalités plus affirmées

Dans une équipe ou une réunion, certaines personnes prennent naturellement beaucoup d’espace. Elles parlent facilement, défendent leurs idées avec conviction et réagissent rapidement.

Face à elles, des personnalités plus réservées peuvent progressivement réduire leur propre contribution. Elles attendent une ouverture qui ne vient pas toujours, renoncent à intervenir ou finissent par considérer que leur avis a moins de poids.

Cette dynamique peut conduire à une répartition de l’espace relationnel qui ne correspond ni aux compétences ni aux responsabilités réelles de chacun.

Prendre sa place consiste alors à ne pas laisser le comportement des autres déterminer entièrement son propre positionnement.

Occuper une fonction sans parvenir à incarner pleinement son rôle

Une fonction professionnelle donne un cadre formel, mais celui-ci doit ensuite se traduire dans les comportements.

Un manager peut disposer de l’autorité hiérarchique sans parvenir à exercer réellement son rôle de manager. Un responsable de projet peut être officiellement chargé de coordonner plusieurs personnes tout en continuant à agir comme un simple contributeur. A l’inverse, un expert devenu manager peut continuer à intervenir dans tous les détails techniques au lieu de laisser ses collaborateurs exercer leurs responsabilités.

Incarner son rôle suppose d’adapter son positionnement à ce que la fonction exige désormais, et pas seulement de conserver les comportements qui étaient efficaces dans la fonction précédente.

Prendre sa place avec succès
Prendre sa place avec succès

Comment reconnaître une difficulté à prendre sa place ?

Une difficulté de positionnement n’est pas toujours spectaculaire. Elle peut se manifester par une succession de comportements apparemment anodins qui, répétés, finissent par limiter la capacité d’une personne à exercer pleinement son rôle.

L’enjeu consiste donc à observer non seulement ce que l’on fait, mais également ce que l’on évite de faire ou ce que l’on laisse systématiquement aux autres.

Ne pas intervenir alors que l’on aurait quelque chose à apporter

L’un des signes les plus évidents apparaît lorsque l’on quitte régulièrement une réunion en se disant que l’on aurait dû intervenir.

L’idée était présente, l’analyse existait, mais elle n’a pas été exprimée. Quelqu’un d’autre a parfois formulé quelques minutes plus tard une proposition très proche de celle que l’on avait en tête.

Lorsque cette situation se répète, elle peut révéler une difficulté à considérer sa contribution comme suffisamment légitime pour être proposée au collectif.

Il ne s’agit évidemment pas de prendre la parole sur tous les sujets. Prendre sa place consiste aussi à reconnaître les moments où sa contribution est pertinente et à accepter de l’apporter.

Avoir du mal à occuper l’espace correspondant à ses responsabilités

Certaines responsabilités impliquent de décider, d’arbitrer, de coordonner ou de rappeler un cadre. Ne pas exercer ces prérogatives peut créer de l’incertitude pour les autres.

Un manager qui hésite constamment à décider peut, par exemple, amener ses collaborateurs à chercher ailleurs les arbitrages dont ils ont besoin. Progressivement, la place qu’il n’occupe pas peut être prise par un autre membre de l’équipe.

A l’inverse, exercer pleinement ses responsabilités ne signifie pas tout contrôler. Il s’agit de distinguer ce qui relève effectivement de son rôle de ce qui peut et doit être laissé à d’autres.

Chercher constamment la validation des autres

Demander un avis avant de décider peut être une excellente pratique. Chercher systématiquement l’approbation de son entourage avant d’agir relève d’une autre logique.

Lorsque chaque prise de position nécessite d’abord d’être rassuré par un collègue, un responsable ou l’ensemble du groupe, la personne risque de rendre sa propre légitimité dépendante du regard extérieur.

La capacité à prendre sa place suppose progressivement de pouvoir tenir compte de l’avis des autres sans avoir besoin de leur validation permanente pour exercer son propre jugement.

Se positionner différemment selon ses interlocuteurs

Nous adaptons tous notre comportement à nos interlocuteurs. Cette flexibilité est normale et souvent souhaitable.

Elle devient problématique lorsque notre positionnement change radicalement en fonction du statut ou de la personnalité de la personne qui nous fait face.

Un manager peut ainsi être très affirmé avec son équipe et devenir extrêmement effacé devant sa propre hiérarchie. Un collaborateur peut défendre facilement ses idées avec certains collègues et ne plus intervenir lorsqu’une personnalité plus dominante participe à la discussion.

Observer ces variations permet d’identifier les situations dans lesquelles notre capacité à occuper notre place devient plus fragile.

Comment prendre sa place au travail ?

Il n’existe pas une posture universelle qui permettrait de prendre sa place dans toutes les situations. Le travail consiste plutôt à clarifier son rôle, à reconnaître sa légitimité et à développer une manière de se positionner suffisamment stable tout en restant adaptable.

Clarifier son rôle et ce qui relève de sa responsabilité

Il est difficile de prendre sa place lorsque l’on ne sait pas précisément laquelle on doit occuper.

Clarifier son rôle suppose de distinguer ce qui relève de sa responsabilité, ce qui appartient à d’autres personnes et les domaines dans lesquels les responsabilités sont partagées.

Cette clarification est particulièrement importante lors d’une prise de fonction ou dans des organisations où plusieurs niveaux de responsabilité se chevauchent.

Elle permet aussi d’éviter les deux excès : ne pas exercer les responsabilités qui nous appartiennent ou, à l’inverse, prendre en charge celles qui devraient rester entre les mains des autres.

Reconnaître sa propre légitimité

La légitimité professionnelle ne repose pas uniquement sur un sentiment intérieur. Elle peut s’appuyer sur une fonction, une expertise, une expérience, une mission confiée ou une responsabilité explicitement attribuée.

Reconnaître cette légitimité consiste à accepter d’agir à partir de ces éléments sans attendre de se sentir parfaitement sûr de soi.

Cette distinction est importante : on peut éprouver un doute et néanmoins prendre une décision relevant de sa responsabilité. On peut craindre une réaction et malgré tout exprimer un point de vue pertinent.

Prendre sa place ne nécessite donc pas de supprimer préalablement toutes ses hésitations. Il s’agit aussi d’apprendre à agir malgré certaines d’entre elles.

Se positionner clairement dans la relation

Notre place n’existe pas indépendamment de celle des autres. Elle se manifeste dans les interactions : lorsque nous intervenons, formulons une demande, prenons une décision ou répondons à une contestation.

Le positionnement professionnel possède donc une dimension profondément relationnelle. La manière dont nous occupons notre rôle influence la manière dont les autres peuvent occuper le leur.

Cette dimension fait directement écho à la communication interpersonnelle en entreprise, car notre positionnement devient perceptible à travers nos comportements et notre manière d’interagir avec nos interlocuteurs.

Prendre sa place suppose alors de devenir suffisamment lisible pour que les autres puissent comprendre où nous nous situons et ce que nous assumons.

Trouver un équilibre entre effacement et surpositionnement

La difficulté à prendre sa place n’est pas toujours un manque de présence. Elle peut également prendre la forme d’un surpositionnement.

Une personne qui intervient systématiquement, contrôle toutes les décisions ou répond à la place des autres occupe parfois un espace qui empêche son entourage d’exercer pleinement ses responsabilités.

Le juste positionnement se situe donc entre deux excès : disparaître de la relation ou occuper tellement d’espace que les autres ne peuvent plus prendre le leur.

Cet équilibre n’est pas figé. Selon les situations, il peut être nécessaire d’avancer davantage, de maintenir sa position ou au contraire de se retirer légèrement pour permettre à quelqu’un d’autre d’agir.

Prendre sa place, s’affirmer et être assertif : quelles différences ?

Ces trois notions sont proches parce qu’elles concernent toutes notre positionnement dans la relation. Elles ne désignent pourtant pas exactement le même enjeu.

Les distinguer permet de mieux identifier la difficulté rencontrée et donc le travail à effectuer.

Prendre sa place pour occuper pleinement son rôle

Prendre sa place concerne d’abord la position que nous occupons dans notre environnement professionnel.

La question centrale pourrait être formulée ainsi : est-ce que j’occupe réellement la place correspondant à mon rôle, à mes responsabilités et à ce que je peux apporter ?

Cette problématique concerne autant la personne qui s’efface que celle qui occupe trop d’espace. Dans les deux cas, il existe un décalage entre la place qui serait adaptée à la situation et celle qui est effectivement occupée.

S’affirmer pour oser exprimer sa position

Une personne peut savoir quelle place elle devrait occuper mais ne pas oser exprimer ce qu’elle pense lorsqu’elle se trouve face aux autres.

La problématique devient alors celle de l’affirmation de soi.

S’affirmer au travail consiste notamment à oser exprimer son opinion, défendre une proposition ou intervenir lorsque l’on estime avoir quelque chose de pertinent à apporter.

L’affirmation de soi constitue donc une composante possible de la capacité à prendre sa place, mais elle ne la résume pas. Un manager très affirmé peut, par exemple, avoir besoin de travailler son positionnement s’il occupe systématiquement la place de ses collaborateurs.

Développer son assertivité pour mieux l’exprimer dans la relation

Oser exprimer sa position ne suffit pas toujours. Encore faut-il parvenir à le faire d’une manière qui permette à la relation de se poursuivre.

Développer son assertivité au travail consiste notamment à exprimer clairement ses opinions, ses besoins ou ses désaccords sans s’effacer, mais également sans chercher à imposer systématiquement son point de vue.

Nous retrouvons ainsi trois questions complémentaires :

  1. Prendre sa place : quelle position est-ce que j’occupe dans la relation ?
  2. S’affirmer : est-ce que j’ose exprimer ma position ?
  3. Être assertif : comment est-ce que je l’exprime en tenant compte de mon interlocuteur ?

Cette distinction permet de travailler chaque compétence sans les confondre.

Comment l’equicoaching aide-t-il à prendre sa place ?

Il est relativement facile de réfléchir intellectuellement à son positionnement professionnel. Il est plus difficile de percevoir précisément la manière dont nous nous positionnons lorsque nous sommes réellement engagés dans une interaction.

L’equicoaching permet de passer de la réflexion à l’expérimentation. Face au cheval, le participant doit entrer dans la relation, formuler une intention, agir, observer une réponse puis éventuellement modifier son comportement.

La question de la place devient alors concrète et directement observable.

Le cheval révèle notre manière de nous positionner

Dans un exercice d’equicoaching, le participant peut être amené à obtenir du cheval un déplacement ou une action sans utiliser les techniques habituelles de l’équitation.

Cette situation fait rapidement apparaître certaines tendances comportementales. Certains participants hésitent à entrer véritablement dans l’action. D’autres cherchent immédiatement à contrôler la situation. Certains renoncent rapidement lorsque le cheval ne répond pas comme prévu, tandis que d’autres augmentent fortement la pression.

Le comportement du cheval ne constitue évidemment pas un diagnostic psychologique. En revanche, l’interaction fournit une situation concrète à partir de laquelle le participant et l’equicoach peuvent observer et questionner la manière dont celui-ci se positionne.

Trouver la bonne distance dans la relation

La place possède également une dimension spatiale particulièrement perceptible avec le cheval.

Être trop éloigné peut rendre une intention difficile à percevoir. Être trop proche peut au contraire créer de la pression ou rendre l’interaction moins confortable. Selon le cheval, l’exercice et le moment, le participant doit ajuster sa position.

Cette expérience permet d’aborder de manière très concrète une question qui existe également dans les relations professionnelles : comment être suffisamment présent sans devenir envahissant ?

La bonne distance n’est pas identique avec tous les interlocuteurs et ne reste pas nécessairement constante. Elle suppose observation et adaptation.

Expérimenter une présence suffisamment claire sans s’imposer

Face au cheval, le participant peut découvrir qu’une présence claire n’exige pas nécessairement davantage de force ou de pression.

Il peut parfois obtenir une réponse plus satisfaisante en clarifiant son intention, en devenant plus cohérent ou en ajustant sa position plutôt qu’en augmentant continuellement son niveau d’intervention.

Cette expérience est particulièrement intéressante pour travailler la notion de juste place. Être présent n’est pas synonyme de dominer ; laisser de l’espace n’est pas synonyme de disparaître.

Le participant peut ainsi expérimenter différentes intensités de présence et observer comment l’interaction évolue.

Approche pédagogique sur le leadership originale, meilleure prise de conscience des styles de leadership, de la dynamique d’équipe, utilisation des soft skills. La mise en pratique est très riche.
Philippe Jaegy
Philippe Jeagy
Directeur Exécutif Stratégie et Transformation Groupe Savencia

Observer puis ajuster son positionnement

L’un des intérêts majeurs de l’equicoaching réside dans la possibilité d’essayer, d’observer puis de recommencer autrement.

Lorsque le résultat obtenu n’est pas celui qui était recherché, le participant peut modifier sa distance, son engagement, sa posture ou sa manière d’entrer en relation. Il constate ensuite si ce changement produit un effet différent.

Le débriefing permet de mettre des mots sur l’expérience : qu’est-ce qui a changé ? A quel moment le participant s’est-il senti plus ou moins à sa place ? A-t-il eu tendance à se retirer, à insister ou à ajuster son comportement ?

L’objectif n’est pas de transposer mécaniquement le comportement adopté avec le cheval à l’entreprise. Il s’agit d’utiliser l’expérience pour questionner ses habitudes de positionnement et identifier des pistes susceptibles d’être expérimentées dans son environnement professionnel.

Prendre sa place dans une équipe

La question de la place prend une dimension particulière dans une équipe, car le positionnement de chacun influence nécessairement celui des autres.

Une équipe ne fonctionne pas simplement parce que chaque personne possède une fiche de poste clairement définie. Elle fonctionne aussi grâce à une répartition effective des initiatives, des responsabilités, des prises de parole et des décisions.

Trouver sa place sans empiéter sur celle des autres

Lorsque certaines personnes occupent systématiquement une grande partie de l’espace collectif, d’autres peuvent progressivement réduire leur participation. À l’inverse, lorsque certains membres ne prennent pas les responsabilités qui leur reviennent, leurs collègues peuvent être amenés à les assumer à leur place.

Ces ajustements peuvent progressivement créer un fonctionnement qui ne correspond plus à la répartition officielle des rôles.

Trouver sa place dans une équipe suppose donc une forme de réciprocité : occuper l’espace dont on a besoin pour exercer son rôle tout en permettant aux autres d’occuper le leur.

Cette capacité contribue à rendre les responsabilités et les interactions plus lisibles.

Contribuer au collectif tout en assumant son rôle

Prendre sa place ne signifie pas privilégier son intérêt individuel au détriment du groupe. Au contraire, une contribution claire peut faciliter le fonctionnement collectif.

Lorsqu’un membre d’une équipe assume réellement son rôle, les autres savent davantage ce qu’ils peuvent attendre de lui. Lorsqu’un manager exerce ses responsabilités sans prendre celles de ses collaborateurs, il peut également leur permettre de développer davantage leur autonomie.

La place individuelle et le fonctionnement collectif sont donc étroitement liés, sans pour autant se confondre. Les difficultés concernant l’ensemble des interactions, la coopération ou la répartition des rôles dans le groupe relèvent plus largement du fonctionnement de l’équipe.

Prendre sa place dans une équipe consiste finalement à apporter pleinement sa contribution sans empêcher les autres d’apporter la leur.

Prendre durablement sa place dans son environnement professionnel

Prendre sa place au travail n’est pas un objectif que l’on atteint une fois pour toutes. Notre positionnement évolue avec nos responsabilités, nos interlocuteurs, notre expérience et les situations auxquelles nous sommes confrontés.

Une promotion peut nécessiter d’occuper une place différente de celle que l’on avait auparavant. L’arrivée dans une nouvelle équipe oblige à construire de nouveaux repères. Une réorganisation peut modifier les responsabilités et rendre nécessaire une clarification du rôle de chacun.

L’enjeu consiste donc moins à trouver une posture définitive qu’à développer la capacité à observer son propre positionnement et à l’ajuster lorsque la situation l’exige.

Cela suppose de savoir reconnaître sa légitimité sans considérer qu’elle nous donne tous les droits, d’assumer ses responsabilités sans prendre celles des autres, d’être suffisamment présent pour contribuer sans chercher à occuper tout l’espace.

L’equicoaching offre un terrain particulièrement intéressant pour expérimenter ces ajustements. Le participant peut observer sa manière d’entrer en relation, tester d’autres comportements et prendre conscience de l’effet produit par son positionnement.

Trouver sa juste place, c’est finalement parvenir à être pleinement présent dans son rôle sans s’effacer ni s’imposer : occuper l’espace nécessaire pour exercer ses responsabilités et contribuer, tout en permettant aux autres d’occuper le leur.

Vous souhaitez aider vos managers, dirigeants ou collaborateurs à mieux trouver leur place et leur positionnement dans leurs relations professionnelles ? Nous concevons des interventions d’equicoaching adaptées aux enjeux de votre organisation, aux responsabilités des participants et aux situations professionnelles que vous souhaitez travailler.

Demander un devis pour une intervention d’equicoaching ici

Cet article a été publié par Equicoaching Events®, spécialiste de l’equicoaching professionnel en entreprise
et acteur reconnu du secteur en France depuis 2014, fondé par Bernard Lamonnier.

Retour en haut

Recevez directement dans votre boîte mail nos prochains articles exclusifs et soyez les premiers informés des séminaires à venir !